En tant qu’enseignant du bouddhisme, on me demande de temps en temps quelles sont les différences entre le bouddhisme et le christianisme. C’est une question importante pour un bouddhiste, parce que s’il n’y a pas de différence entre les deux, pourquoi ne pas rester chrétien et garder des liens plus forts avec notre propre culture ? En fait, pour moi ce serait une question de devenir chrétien car je suis né en Union Soviétique, et comme tout bon communiste j’étais athée.
Je commence tout simplement en disant que dans le bouddhisme il n’y a pas de Dieu. Ceci suffit pour certains mais ne suffit pas pour d’autres. Pourquoi ? Je ne sais pas ! Cela me semble être une différence fondamentale.
Alors, j’ai décidé de rechercher une réponse plus complète en faisant une comparaison entre les fondateurs de chaque religion. J’ai commence à lire un livre qui s’appelle Les premiers temps de l’Église : de Saint Paul à Saint Augustin, avec des textes présentés par Marie-Françoise Baslez. J’ai pensé que je connaissais déjà suffisamment le Bouddha.
La première chose que ce livre m’a dit était que :
« L’histoire du christianisme commence par l’acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide : ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le messie annoncé dans la Bible ».
L’histoire du bouddhisme, ou peut-être peut-on simplement dire le bouddhisme, à commencé au Parc des Gazelles d’Isipatana avec le premier enseignement du Bouddha aux cinq ascètes, le dhammacakkappavattana. Le Bouddha était devenu un bouddha (mot signifiant « celui qui connaît ») sept semaines auparavant, avec son atteinte de l’Éveil. Avec son premier enseignement il n’a pas seulement communiqué les moyens par lesquels d’autres personnes peuvent atteindre ce même Éveil, mais ceux à qui il s’est adressé, les cinq ascètes, l’ont aussi vraiment fait. Chacun d’entre eux est aussi devenu Éveillé.
Les disciples de Jésus étaient là devant le tombeau vide, le corps de Jésus était parti. Le moment de la fin de la vie du Bouddha s’appelle son parinibbana, ou son nibbana complet, ou sa libération totale. Son corps est resté par terre, mort, tout simplement.
Les disciples de Jésus ont cru en sa résurrection. Les disciples éveillés du Bouddha ont atteint, ont réalisé cet état d’Éveil en tant qu’expérience immédiate et directe : il n’était pour eux pas question de le croire ou de ne pas le croire.
Même avec ce petit regard il me semble évident que Jésus et le Bouddha ne sont pas le même le genre d’homme. C’est à nous de décider en qui nous croyons.
Par Suvannavira.
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Dernière mise à jour:
04 avril, 2007.